Une femme à la tête de l’ONU, selon les premières tendances

30 juillet (Reuters) – Un premier scrutin informel au Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi, a placé l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, en tête de la course pour succéder au secrétaire général de l’organisation mondiale. Ce serait une première pour l’organisation mondiale depuis sa création en 1945.
By David Brunnstrom, Michelle Nichols and Emma Farge July 30, 20261:04 PM EDTUpdated 58 mins ago

Candidate for the position of United Nations secretary-general, Rebeca Grynspan Mayufis, speaks during the “UN Town Hall: The Next Secretary-General” event at United Nations headquarters in New York City, U.S., July 23, 2026. REUTERS/Eduardo Munoz Purchase Licensing Rights
(Traduction libre par Mousso.sn)
30 juillet (Reuters) – Un premier scrutin informel au Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi, a placé l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, en tête de la course pour succéder au secrétaire général de l’organisation mondiale. Ce serait une première pour l’organisation mondiale depuis sa création en 1945. Elle serait suivie par l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, selon Reuters citant des diplomates. L’Argentin Rafael Grossi,chef de l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU, occupe une troisième place « surprise » parmi les sept candidats au poste.
Lors du vote indicatif (« straw poll ») des 15 membres du Conseil de sécurité, Mme Grynspan a recueilli 10 voix « d’encouragement », contre neuf pour Mme Rodrigues-Birkett et sept pour M. Grossi.
L’élu (e) succédera, à la fin de l’année, au Portugais Antonio Guterres, qui quittera ses fonctions après deux mandats de cinq ans. Sa mission principale sera de redynamiser une organisation en crise et dont le prestige s’étiole, tout en faisant face à une pression croissante pour réformer une bureaucratie pléthorique et coûteuse et pour éliminer les doublons entre ses nombreuses agences. Lors des scrutins préliminaires — dont plusieurs tours sont prévus —, les membres du Conseil de sécurité sont invités à indiquer, par vote secret, s’ils « encouragent » ou « découragent » la candidature de chaque prétendant, ou s’ils n’ont « pas d’avis » à ce sujet.
Deux sources ont indiqué à Reuters que Mme Grynspan avait seulement recueilli un vote défavorable. Lors des premiers tours de scrutin indicatif, des bulletins identiques sont déposés, ce qui permet aux diplomates d’évaluer le niveau global de soutien et d’opposition sans révéler si les votes négatifs émanent de l’un des cinq membres permanents du Conseil disposant d’un droit de veto — la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis — dont le soutien est crucial.
Les précédents historiques laissent penser que plusieurs tours de scrutin pourraient se succéder tout au long de l’été pour s’achever fin septembre ou début octobre. Le processus pourrait toutefois durer plus longtemps si aucun candidat consensuel ne se dégage.
Les autres candidats sont l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ancienne ministre équatorienne des Affaires étrangères Maria Fernanda Espinosa, l’ancien président sénégalais Macky Sall et le diplomate ougandais Olara Otunnu, qui est entré en lice la semaine dernière.
D’autres candidats peuvent encore rejoindre la course.
À une étape ultérieure du processus, les cinq membres permanents utilisent une couleur différente de celle des membres élus pour indiquer si un candidat a reçu un vote défavorable de l’un d’eux.
Au terme du processus électif, Le Conseil de sécurité adopte une résolution, traditionnellement à huis clos, recommandant la nomination à l’Assemblée générale de l’ONU, composée de 193 membres. Cette résolution requiert neuf voix pour et aucun veto. L’approbation ultérieure de l’Assemblée générale est longtemps restée une simple formalité.
