Tivaouane : le meurtre de Ndèye Bigué Sène, un féminicide de plus qui soulève l’indignation
La mort violente de Ndèye Bigué Sène, 20 ans, à Tivaouane, prend une nouvelle dimension. Le principal suspect, B. Ndiaye, est désormais poursuivi pour meurtre avec préméditation, après des aveux recueillis au cours de l’enquête. La jeune femme avait été retrouvée sans vie dans une zone isolée du quartier Séico, portant plusieurs traces de violences.
Selon les éléments rapportés dans le cadre de l’enquête, le suspect, qui connaissait la victime et intervenait auprès d’elle dans le cadre de prières liées à ses préparatifs au baccalauréat, aurait reconnu les faits. Il aurait également évoqué l’influence d’un autre homme nommé Coulibaly qu’il présente comme un marabout.
Au-delà des circonstances encore à établir par la justice, le meurtre de Ndèye Bigué Sène interroge une nouvelle fois la violence faite aux femmes et la vulnérabilité particulière des jeunes femmes face aux violences criminelles. Lorsqu’une femme est tuée dans un contexte où son sexe, sa condition ou les rapports de domination à son égard jouent un rôle, le crime peut être appréhendé sous l’angle du féminicide.
Cette affaire rappelle surtout une urgence : nommer les violences faites aux femmes, documenter leurs mécanismes et interroger les circonstances qui permettent qu’elles deviennent des victimes de violences extrêmes.
Ndèye Bigué Sène avait 20 ans. Elle ne doit pas être réduite à un fait divers.