Salma SYLLA : première astrophysicienne sénégalaise
Salma Sylla devient la première Sénégalaise docteure en astrophysique après avoir brillamment soutenu sa thèse. Une avancée majeure qui ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche scientifique au Sénégal et en Afrique.
Une nouvelle page s’écrit dans le paysage scientifique africain. Avec calme et détermination, Mme Salma Sylla entre dans l’histoire en devenant la toute première Sénégalaise à soutenir une thèse de doctorat en astrophysique, une discipline aussi exigeante que stratégique pour la compréhension de l’univers.
Face à un jury international composé d’experts issus de Belgique, du Bénin, de France, du Maroc et du Sénégal, la chercheure a défendu des travaux d’une grande rigueur scientifique, unanimement salués. Elle a obtenu la mention très honorable avec félicitations du jury, la plus haute distinction académique, consacrant ainsi plusieurs années de recherche et d’engagement.
Au cœur de ses travaux : l’étude du flux d’impact des objets célestes sur Jupiter et la Lune. À travers l’observation des collisions météoritiques à l’aide de télescopes terrestres, Salma Sylla s’attache à mieux comprendre un phénomène encore peu documenté dans le système solaire.
Mais au-delà de la performance académique, ses travaux portent une ambition plus large : positionner le Sénégal dans les grandes dynamiques internationales de recherche en astronomie. En favorisant des partenariats scientifiques et en participant aux campagnes d’observation à l’échelle mondiale, cette initiative ouvre la voie à une insertion durable du pays dans la communauté scientifique internationale.
Cette thèse s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique de coopération entre plusieurs pays, notamment le Sénégal, la Belgique, le Maroc et la France. Elle a été dirigée par le professeur Ababacar Sadikhe Ndao, directeur de l’Institut de Technologie Nucléaire Appliquée (ITNA) de l’Université Cheikh Anta Diop, et co-encadrée par François Colas, directeur de recherche à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides.
Le parcours de Salma Sylla ne s’arrête pas là. Déjà, en août dernier, elle figurait parmi une vingtaine d’astronomes africains mobilisés aux côtés de l’équipe New Horizons de la NASA pour observer le survol d’un objet céleste ancien, connu sous le nom d’Ultima Thule, situé au-delà de Pluton.
Dans un domaine encore largement dominé par les hommes, cette réussite revêt une portée symbolique forte. Salma Sylla s’impose aujourd’hui comme une figure inspirante, ouvrant la voie à toute une génération de jeunes filles africaines intéressées par les sciences.
Plus qu’un exploit individuel, sa thèse marque un tournant pour la recherche sénégalaise. Elle incarne la preuve que l’excellence scientifique peut émerger et se consolider sur le continent, à condition d’y investir durablement.
Mousso.sn félicite fièrement Salma Sylla !