Par Mousso.sn
Prix Nobel 2026. Aucune femme lauréate en sciences. Six hommes. Comme d’habitude. Un palmarès masculin. En médecine, Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel sont récompensés pour leur technique d’activation des neurones par la lumière. En Physique, c’est le Belge Francis Halzen qui a reçu le prestigieux prix pour ses travaux sur les particules fantômes. Le troisième prix scientifique des Nobel, la Chimie, est attribué au duo Français Henri Kagan et Japonais Kenso Soai pour leurs recherches en catalyse asymétrique.
Les femmes restent très sous-représentées dans les domaines scientifiques avec une très faible proportion de lauréates. Depuis 1901, sur les 633 prix Nobel décernés à ce jour, elles en ont reçus que 68, soit moins de 11 %. En Médecine, Physique et Chimie, elles ne sont que 27 femmes à avoir été récompensées, soit 4 %. Si on compte les deux prix Nobel de Marie Curie dans deux disciplines distinctes : Physique (1903) et Chimie (1911). D’ailleurs, elle est la seule femme et la seule tout sexe confondu à avoir réalisé cette prouesse.
L’attributions des prix scientifiques montre le chemin pavé d’obstacles des femmes en sciences. En effet, depuis les années 2000, elles n’ont été récipiendaires que de huit prix Nobel en Médecine sur 66 attribués, de trois en Physique sur 72 et de cinq en Chimie sur 70. Un manque de diversité qui invisibilise les femmes scientifiques.
Petit bémol pour 2026, l’attribution du Nobel de littérature à la Canadienne Anne Carson et celui de la paix à l’avocate sud-africaine Navanethem Pillay. De plus, pour la première fois de l’histoire de cette institution, une femme, Ellen Moons, secrétaire générale de l’Académie royale des sciences de Suède, a annoncé le nom des lauréats en physique et chimie.
Les prix Nobel, en plus d’être parmi les prix les plus prestigieux sont financièrement bien dotés d’un montant de plus d’un millions $ par catégorie.