L’horloge biologique, un mythe vieux de 300 ans, qui résonne injustement aux oreilles des femmes
Par Mousso.sn
L’horloge biologique existe-t-elle vraiment ? En tout cas, la pression est énorme pour les femmes qui approchent la trentaine sans enfant. À partir de 35 ans, c’est la panique sociale pour beaucoup d’entre elles. Cet âge fatidique signerait leur difficulté de concevoir, voire leur infertilité. Elles auraient une « date de péremption » d’où une forte injonction à la maternité pour arrêter l’horloge biologique.
Le mythe de l’horloge biologique, vieux de 300 ans, est issu d’une études basée sur le nombre d’enfants par femme mariée en fonction de leur âge, à partir des registres des paroisses françaises et de l’état civil de la période s’étalant de 1670 à 1830, selon la psychologue Jean Twenge qui a cherché la source de cette idée répandue pour The Atlantic en avril 2021.
Une source basée sur des données démographiques et non médicales à une époque où l’espérance de vie ne dépassait pas 30 ans est à l’origine de ce « traumatisme » des femmes. Pourtant, une étude, publiée début avril dans le Journal of the American Medical Association, relayée par le Guardian établit que les années de fertilité des femmes ont augmenté, passant de 35 à 37,1 ans. Les femmes seraient donc en mesure d’avoir des enfants pendant deux ans de plus qu’auparavant.